JARI
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🟣 Chez JARI, on ne s'habille pas comme tout le monde. Le vrai style se déniche : dans les bacs en vrac, sur les portants triés par couleur, dans les archives que se refilent les stylistes. De la fouille à 2 € jusqu'aux pièces de créateurs qui habillent les stars — quatre adresses pour apprendre à chiner comme un pro.
Petit repère : une friperie vend de la seconde main en vrac (à toi de fouiller), un dépôt-vente revend des pièces sélectionnées, souvent de marque, et une archive conserve des pièces de créateurs rares, parfois issues de défilés. On passe les trois.
La fouille reine, à prix cassés. Guerrisol, c'est l'institution de la fripe pas chère : une quinzaine de boutiques autour de Barbès et Rochechouart, des montagnes de vêtements en vrac, aucune sélection — et des prix jusqu'à 90 % moins chers qu'en magasin, des pièces à partir de quelques euros. Rien n'est trié pour toi : c'est une vraie chasse au trésor où l'on ressort bredouille… ou avec la veste en cuir parfaite pour 10 €. Pas étonnant que stylistes, étudiants en mode et créateurs viennent y piocher. Chaque boutique a sa spécialité (homme, femme, mixte) : enchaîne-les. Le tip : viens tôt en semaine, fouille chaque portant, et repasse souvent — le stock tourne sans arrêt.
Le vintage sélectionné, sans se ruiner. Perchée en haut de la rue des Martyrs à Montmartre depuis 2007, Chinemachine fut l'une des premières adresses de Paris à jouer l'économie circulaire : on y achète, vend, échange et dépose. Le résultat est une sélection pointue mais accessible — jeans, cuir, paillettes, bijoux, lingerie, pièces uniques et archives de créateurs, de l'époque édouardienne à aujourd'hui. Les prix démarrent à 5 € (2 € le foulard, 40 € une paire de chaussures de créateur) : le spot idéal pour se faire l'œil au vintage sélectionné. Le tip : pour vendre tes pièces, les créneaux s'ouvrent le 20 de chaque mois.
Le vintage de créateurs, rangé par couleur. Fondée en 1994 par Sylvie Chateigner, figure du vintage parisien, la maison a posé ses portants rue de Lancry, près de République, où trois boutiques se suivent : le 12 (femme, 300 m²), le 14 (homme) et le 16 (le « Bazar » : déco, braderie, enfant). Sa signature, c'est le rangement par couleur — un dégradé arc-en-ciel de pièces griffées et anonymes, toutes époques et tous prix confondus, qui a largement démocratisé le vintage à Paris. C'est le repaire des stylistes et des amoureux de mode, avec même un café caché dans l'espace femme. Le tip : viens avec une couleur en tête, c'est la meilleure façon de plonger dans les portants.
Les archives niveau tapis rouge. Aux Puces de Saint-Ouen — le plus grand marché d'antiquités du monde — Isabelle Klein a ouvert Les Merveilles de Babellou en 2008, au cœur du Marché Paul Bert Serpette. C'est une véritable archive de mode : près de 7 000 pièces vintage et de créateurs, du début du XXe siècle à aujourd'hui, bijoux et accessoires compris. On y croise stylistes et collectionneurs du monde entier, et les pièces habillent des stars comme Zendaya, Lily Collins ou Salma Hayek. Viens y chercher LA pièce de défilé… ou flâne simplement comme dans un musée de la mode. Le tip : les Puces se visitent le week-end (vendredi à lundi) ; prévois du liquide et de bonnes chaussures, le marché est immense.
Fais le parcours dans l'ordre : Guerrisol pour te faire l'œil, Chinemachine et Thanx God pour affiner ton style, Babellou pour rêver (ou craquer). Le vintage n'est pas une question de budget mais de patience — la meilleure pièce est celle que personne d'autre n'aura.